Dr. Catherine Mulligan est également devenue membre de l’Académie canadienne du génie plus tôt cette année

Un engagement de 4 ans

“Je suis ravi et honoré de représenter Concordia au niveau national,” dit Mulligan, titulaire d’une chaire de recherche de l’Université Concordia en durabilité géoenvironnementale.

Auparavant, elle était respectivement vice-présidente principale et présidente élue. Après son année en tant que présidente, elle sera l’ancienne présidente pendant 12 mois.

“C’est un engagement de quatre ans, au total,” elle note. “Cela vous permet d’avoir un impact.”

Mulligan porte cet honneur avec humilité, comme elle l’a fait lorsqu’elle est devenue membre de la Académie canadienne du génie plus tôt cette année. En 2018, elle a également reçu le très convoité Médaille John B. Stirling pour ses réalisations professionnelles de l’Institut canadien des ingénieurs.

“Lorsque j’ai commencé à étudier pour devenir ingénieur chimiste, les gens utilisaient des tensioactifs biologiques pour se lier au pétrole afin de le retirer des réservoirs et des champs. Mais j’ai été le premier à utiliser des tensioactifs biologiques pour éliminer les contaminants métalliques du sol,” dit Mulligan, l’auteur de Ingénierie durable.

“La décontamination — le lavage des sols pour enlever le métal — l’a mise sur la carte dans le domaine de l’ingénierie géoenvironnementale. Ensuite, le Dr Mulligan a acquis plus de 25 ans d’expérience en recherche dans des environnements gouvernementaux, industriels et universitaires. Je ne peux pas penser à un candidat plus dynamique et méritant. Sa nomination rehausse le profil de Concordia en tant qu’institution qui soutient l’innovation.”

Retrousser ses manches

En tant que directeur fondateur de l’Institut Concordia pour l’eau, l’énergie et les systèmes durables (CIWESS), Mulligan continue de rechercher de nouveaux systèmes, technologies et solutions pour la conservation de l’eau, de l’énergie et des ressources.

Le CIWESS a été lancé avec un Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) subvention CREATE de six ans, axée sur des pratiques d’ingénierie socialement responsables et respectueuses de l’environnement qui éduquent les étudiants sur les méthodes de préservation de notre planète.

Huit ans plus tard, l’institut a formé plus de 70 étudiants en personnel hautement qualifié. Il abrite 12 chercheurs de Concordia.

“Nous examinons les traitements de l’eau à faible consommation d’énergie, comment fabriquer du méthane à partir des eaux usées et comment concevoir le traitement de l’eau en collaboration avec les communautés », explique Mulligan, qui travaille dans le DDépartement de génie du bâtiment, civil et environnemental.

“Dans les zones d’extraction de l’or, où ils utilisent du cyanure pour lixivier l’or du minerai, nous recherchons comment éliminer l’azote des eaux usées à l’aide de micro-organismes.”

Nettoyage du lac Caron et du lac Johanne

Cet été, Mulligan est plongé dans un projet dans la région de Sainte-Anne-des-Lacs au Québec. 

Elle dirige une initiative de trois ans financée par le CRSNG avec un partenaire de l’industrie Titan Environmental Confinement, qui fabrique, entre autres, des géomembranes.

“Nous nous concentrons sur deux lacs à risque, le lac Caron et le lac Johanne,” dit Mulligan. “OUn lac a une prolifération d’algues et l’autre lac est brunâtre à cause des matières organiques dégradées dans l’eau.

Mulligan et son équipe effectuent des tests sur les deux lacs et alimentent en eau les systèmes de filtration constitués en partie de géotextiles.

“L’idée est de surveiller les changements dans l’eau, puis de placer stratégiquement le filtre là où il sera le plus efficace et efficient, probablement à proximité des milieux humides qui alimentent le lac Johanne”, explique Mulligan.

Elle a récemment publié un article intitulé “EFaisabilité énergétique et économique d’un procédé membranaire combiné pour des systèmes d’eau et d’énergie durables”dans AÉnergie appliquée.

Mulligan enseigne cet été en répondant aux courriels quotidiens des cadres et des membres de la CSCE.

“J’ai accédé à ce poste au cours des deux dernières années, donc j’espère qu’il n’y aura pas de grosses surprises,” elle dit. “C’est gratifiant d’avoir l’opportunité de servir la communauté de cette façon.”