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WtERT Maroc est représenté par l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN).

Grâce à ce partenariat, nous souhaitons renforcer notre collaboration afin de continuer à promouvoir l’excellence dans la recherche, l’éducation et le développement durable en soutenant l’avancement des méthodes de valorisation et récupération des matières et énergies à partir des déchets municipaux, industriels et agricoles au sein du Royaume du Maroc et l’Afrique.

WtERT-Canada souhaite développer et promouvoir une plateforme pour tous les pays francophones membres de notre organisation afin de leur permettre d’utiliser notre site web pour télécharger des études de recherche, des statistiques et des données relatives au potentiel de génération d’énergie dans leur pays respectifs afin de les mettre à la disposition des acteurs économiques, des chercheuses/chercheurs universitaires et du grand public.

Situations de la gestion des déchets solides municipaux au Maroc

Depuis quelques décennies, le Maroc connaît une forte croissance de la population urbaine et une prolifération des quartiers périphériques avec une augmentation conséquente des besoins d’accès aux services de base. Cette situation a rendu plus ardues la collecte, l’évacuation et l’élimination des déchets ménagers et assimilés. Ces déchets sont très souvent éliminés dans des décharges sauvages ou encore dans des points noirs et dans les cours d’eau sans aucun traitement ni contrôle, ce qui engendre de graves conséquences aussi bien pour la santé publique et l’environnement que pour l’avenir des activités socio-économiques dans notre pays.

La production actuelle des déchets ménagers en milieu urbain au Maroc est estimée à 5,3 millions de tonnes par an, soit en moyenne 0,76 kg/hab et en milieu rural 1,47 millions de tonnes par an, soit en moyenne 0,28 kg/hab./jour. Le taux de collecte professionnalisé (gestion déléguée) est de 80 % concerne 90 contrats et 106 communes. Avec la croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’évolution des modes de consommation, la production des déchets ménagers au Maroc est en constante augmentation. Le taux de mise en décharge contrôlée est de 32 %.

La multiplication des décharges spontanées contribue à la contamination des eaux superficielles et souterraines, à la propagation des maladies et à la dégradation du paysage. Cette situation nuit également de façon générale au développement économique du pays, notamment dans le secteur touristique. Une étude de la Banque mondiale réalisée en 2003 a estimé les coûts économiques de la dégradation de l’environnement au Maroc, liés à la faible performance du système de gestion des déchets solides, à 0,5% du PIB (environ 1.7 milliards de Dirhams), un des taux les plus élevés de la région MENA.

Le Maroc compte 12 Régions, 75 Provinces et Préfectures et 1503 Communes.

La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca.

Cette carte interactive du Royaume du Maroc, permettra au visiteur de prendre connaissance de la situation de la gestion des déchets solides municipaux des villes Marocaines.

Le cadre juridique relatif à la gestion des déchets

L’arsenal juridique relatif à la gestion des déchets solides s’est renforcé en 2006 par l’adoption de la loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination.
Cette loi arrête les règles et les principes fondamentaux qui se rapportent à la gestion des déchets et à leur élimination. Les apports les plus importants de  ce texte se déclinent comme suit :
– Il définit les règles d’organisation des décharges existantes et appelle à leur remplacement par des décharges contrôlées en classant ces dernières en trois catégories distinctes en fonction des types de déchets qu’elles sont autorisées à recevoir ;
– Il incite à la planification de la gestion des déchets en prévoyant l’établissement de plans directeurs adaptés au niveau territorial et au plan des catégories de déchets.
– Il confirme la responsabilité de la commune en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés ;
– Il instaure le principe d’une redevance d’enlèvement et d’élimination des déchets ménagers et assimilés. Le conseil communal concerné fixe le taux de  cette redevance dans les formes et conditions prévues par la loi ;
– Il prévoit la possibilité de commercialisation et de réutilisation par les communes des produits des déchets valorisés ;
– Il met en place un système de responsabilisation des générateurs des déchets (principe du pollueur – payeur) ;
– Il fixe par voie réglementaire les délais de mise en place des installations de tri, de traitement, d’élimination ou de valorisation des déchets ;
– Il fixe par voie réglementaire les prescriptions techniques concernant le tri, l’emballage, la collecte, le transport, le stockage, le traitement et l’élimination des déchets ainsi que leur classification.

  • Pour la mise en œuvre de cette loi, un ensemble de décrets d’application ont été adoptés. Il s’agit en l’occurrence du :
  • Décret n° 2-09-253 du 18 juillet 2008 portant classification des déchets et fixant la liste des déchets dangereux.
  • Décret n° 2-07-139 du 21 mai 2009 relatif à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques.
  • Décret n° 2-09-284 du 8 décembre 2009 fixant les procédures administratives et les prescriptions techniques relatives aux décharges contrôlées.
  • Décret n° 2-09-538 du 22 mars 2010 fixant les modalités d’élaboration du plan directeur national de gestion des déchets dangereux.
  • Décret n° 2-09-285 du 6 juillet 2010 fixant les modalités d’élaboration du plan directeur préfectoral ou provincial de gestion des déchets ménagers et assimilés et la procédure d’organisation de l’enquête publique afférente à ce plan.
  • Décret n° 2-09-683 du 6 juillet 2010 fixant les modalités d’élaboration du plan directeur régional de gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux, des déchets ultimes, agricole et inerte et la procédure d’organisation de l’enquête publique afférente à ce plan.
  • Décret n°2-09-85 du 6 septembre 2011 relatif à la collecte, au transport, et au traitement de certaines huiles usagées.
  • Décret n°2-12-172 du 12 joumada II 1433 fixant les prescriptions techniques relatives à l’élimination et aux procédés de valorisation des déchets par incinération.

Estimation du tonnage des déchets solides municipaux déclarés, recyclés, compostés, valorisé énergiquement et mise en décharge (données 2015, sauf indication contraire)

Nom de la régionPopulation
(2014)
Production annuelle déclaré des déchets
(tonnes/an)
(2015)
Déchets recyclés
(tonnes/an)
Déchets compostés
(tonnes/an)
Déchets enfouis en décharge controlé
(tonnes/an)
Déchets enfouis en décharge sauvage
(tonnes/an)
Estimation de la production des déchets
(tonnes/an)
Génération estimée par habitant
(tonnes/habitant*/an)
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma3 540 012496 48136 831
L'Oriental2 302 182343 136310 000
Fès-Meknès4 216 957657 628607 493
Rabat-Salé-Kénitra4 552 5851 062 144773 765
Béni Mellal-Khénifra2 512 375239 115
Casablanca-Settat6 826 7731 389 4941 351 490
Marrakech-Safi4 504 767516 382322 000
Drâa-Tafilalet1 627 26918 847
Souss-Massa2 657 906279 545
Guelmim-Oued Noun414 48930 47830 478
Laâyoune-Sakia El Hamra340 74872 500
Dakhla-Oued Ed-Dahab114 021149 000

Nombre de décharges contrôlée et redevances moyennes de déversement et capacité des décharge par région pour 2015 (sauf indication contraire)

Nom de la région Nombre de décharges contrôléeRedevance moyenne de mise en décharge (MAD/tonne)Capacité restante de la décharge (unités répertoriées)
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma2
L'Oriental3
Fès-Meknès3
Rabat-Salé-Kénitra3
Béni Mellal-Khénifra1
Casablanca-Settat3
Marrakech-Safi1
Drâa-Tafilalet0
Souss-Massa2
Guelmim-Oued Noun1
Laâyoune-Sakia El Hamra1
Dakhla-Oued Ed-Dahab1

Moteur de recherche SOFOS.